Provence Alpes Côte d'Azur

MOBILISATION

La Confédération paysanne occupe le siège national de l'Agence de Services et de paiements

29.08.2017 La Confédération paysanne occupe, depuis lundi après midi, le siège national de l’Agence de Services et de Paiement (ASP*) à Limoges pour protester contre deux ans de retard dans le paiement des aides PAC*. Cette occupation s'est durcie ce mardi matin avec la séquestration dans les locaux du PDG de l'Agence, elle durera jusqu’à ce que nos revendications soient entendues par le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert.

  Voici les principales :

  • Paiement immédiat des aides PAC* en retard. Cela fait 2 ans que plusieurs aides européennes au titre de la politique agricole commune sont bloquées dans les caisses de l'Etat pour une obscure raison informatique. Des aides qui rétribuent un travail bien fait et manquent aujourd'hui cruellement sur les fermes.

  • Dédommagement financier pour le retard de paiement, proportionnel au montant des aides en retard car il n'est pas acceptable de devoir supporter financièrement les conséquences du retard de paiement, alors que l'Etat en est le seul responsable.

  • Suspension des contrôles. De nombreuses fermes ont été mises en difficulté par le manque de trésorerie consécutif au retard de versement des aides. Nous ne pouvons pas tolérer que des contrôles de l'administration sur les exploitations viennent rajouter une pression supplémentaire et contre-productive.

 

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, la situation des éleveurs en cette fin d'été est catastrophique. Les aides qui se font attendre sont cruciales pour la survie de l'élevage régional. Elles soutiennent le pastoralisme dans des zones frappées de handicap naturel (ICHN*), encouragent le pâturage des surfaces fourragères dans les espaces sensibles au risque d'incendies, valorisent les pratiques agro-environnementales qui prennent en compte les ressources et le climat (MAEC) et contribuent à dédommager en partie les ravages de la prédation. « Nous allons bientôt redescendre d'estive et, pour les trois quart d'entre nous, il n'y aura rien à donner à manger à nos bêtes après presque six mois de sécheresse. Nous sommes dans des espaces sous contraintes naturelles. Ces aides qui ne viennent pas, dans un contexte climatique grave, ajoutées à l'incertitude pour les années à venir me rendent très pessimiste pour l'installation future d'éleveurs dans la région » témoigne Francis Girard, éleveur dans le Haut Var.

En effet le combat ne s'arrêtera malheureusement pas à réception du paiement. Ces aides qui sont aujourd'hui dues par l'Etat sont aussi celles que le gouvernement a choisi d'abandonner à partir de 2018, pour combler le déficit dans le budget agricole. Sont ainsi sacrifiées les mesures les plus cohérentes de la PAC*, qui favorisent la transition de notre agriculture vers un modèle rémunérateur et écologique qui correspond aux besoins des paysans, aux attentes des citoyens et aux évolutions climatiques.

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